les éditions gare au théâtre

THÉÂTRE

le treizième apôtre

DU 4 FÉVRIER AU 6 MARS 2005

proposé dans le cadre de “delagare et cie”

ou le nuage en pantalon

Poésie sonore pour espace onirique

Tarif normal : 12 € / Tarif réduit : 9 €

Durée : 80 minutes

Écrit par : Vladimir Maïakovski

Mise en scène : Mustapha Aouar assisté de Jean-Noël Dahan

Compagnie : Compagnie de la Gare

Interprété par : Mustapha Aouar (le smoking parlant), Nicolas Mizrachi (l’électronique musicien), Franck Herrgott ou Xavier Busatto (le pianiste ailé), Alexis Buys ou Jessy Piedfort (l’ange régisseur)

Lumière : Christophe Deflorenne assisté de Gaëtan Lajoye

Dans la lumière bleue des trains entrant en gare, des objets sont là, abandonnés, éclairés par la musique d’une époque révolue.

Les mots provoqués par un souffle de poussière entrouvrent les portes d’une armoire. Les phrases se forment et sortent de leurs tiroirs.

Lentement, les objets renaissent à la vie, irradiés par la présence des spectateurs, témoins réunis là, le temps d’un bouleversement qui va bousculer ce plateau de gare poussiéreux. Dans l’ombre de la consigne, une pianiste entonne un air des jours anciens et l’espoir renaît comme les images du Maïakovski brûlé par sa révolution qui le transformera en statue de sel.

Histoires de notre enfance, Imagination figée d’un pouvoir autocratique dressant ses statues comme des certitudes. Le poète, lui, meurt, lentement empoisonné par ses doutes. Son âme torturée face à un avenir inimaginable finira par avoir raison de ses certitudes affichées. Il nous reste aujourd’hui sa prose flamboyante. Elle nous touche et nous rend grâce. Elle nous laisse entrevoir l’éventualité d’un dépassement d’un futur idéalisé pour un évitement toujours possible d’un avenir plus redoutable encore.

 

L’AUTEUR

En se suicidant d’un coup de revolver, le 14 avril 1930 à dix heures et quart, Vladimir MAÏAKOVSKI est entré dans la légende. Aujourd’hui, certains le réduisent à un artiste stalinien avant la lettre. Alors qu’il fut toute sa vie le plus fervent opposant à l’académisme révolutionnaire. Que reste-il aujourd’hui ? La force de son verbe et son engagement pour la vie jusqu’à en mourir. Ses mots nous parlent, sa poésie apostrophe et bouscule. Le Treizième Apôtre, retour…

 

NOTE D’INTENTION

Le temps nécessaire
Créé dans sa première forme lors de la 6ème édition du contre-estival Nous n’irons pas à Avignon en juillet 2004, le temps de la représentation théâtrale s’est construit d’abord comme un concert, entre piano et voix ; sur une scénographie sonore, entre musicalité du texte et respiration de la musique. Au fur et à mesure, le travail s’est déroulé au milieu des objets qui ont eux-mêmes déterminé leur place. L’installation aura nécessité ce temps : hésitant et réfléchi.
Ainsi, avons-nous posé des signes, des traces pour tenter de donner du sens à ce moment partagé, sans certitudes, sans didactisme pour que le spectateur trouve son propre chemin dans cette quête de l’infime.

 

L’espace
Il s’agit là d’une proposition scénographique qui englobe le spectateur. Le décor est né d’une salle située dans les greniers de Gare au Théâtre. Un simple mur de pierre et trois fenêtres donnant sur la voie ferrée, dans une présence "parasite" des trains et de l’éclairage bleu baignant l’espace.

 

Le théâtre des petites opérations de l’intime...

  • Première étape de ce travail sur l’Intime, la précédente création LA MALADIE DE LA MORT de Marguerite Duras portait sur la fluidité des émotions, un spectacle sans musique sinon, la mer sur les draps, le mouvement, l’intimité de la voix, les corps nus.
  • Deuxième étape : cette nouvelle expérience autour du texte de Maïakovski tient plutôt de la poésie sonore. Le piano, l’orgue, la musique électronique sont manipulés in-situ. Tout se joue dans les entrelacs des mots, des images poétiques, de la voix, de la musique et des objets posés là comme les scories des douloureuses batailles du poète, comme les prémices des batailles à venir, celles d’un siècle de fer et de feu, de l’enfer et d’une certaine idée du paradis. L’intimité partagée là avec le public est celle du doute et du conflit interne, de la lutte contre son Moi face à l’énormité de l’Histoire.
  • Troisième étape : dans l’intimité du grenier de la Gare, nous vous préparons un nouveau rendez-vous, au plus près d’un texte poétique… mais chut ceci reste encore un secret…

 

les vendredis et samedis à 20h30, les dimanches à 16h

 

Co-production musicale : Les Recycleurs de Bruits
Photos : Pascal Maine

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